Créer une société à Londres depuis le Brexit : opportunités réelles et pièges à éviter

Ouvrir une société à Londres


Pendant longtemps, Londres a été un sas vers l’Europe pour les entrepreneurs
internationaux. Malgré le Brexit, créer une société à Londres reste pertinent en 2026, à
condition de maîtriser les changements.
Nous évoquerons dans cet article chaque aspect de ce changement ; les avantages, et les
conséquences du Brexit ainsi que les erreurs les plus fréquentes chez les entrepreneurs
étrangers.

Londres post-Brexit : une place toujours attractive
Contrairement à certaines idées reçues, Londres n’est pas devenu un désert économique
depuis le Brexit. La capitale britannique conserve devenu nombreux atouts.

  1. Un écosystème orienté business
    Londres reste l’un des plus grands hubs commerciaux mondiaux pour :
  • la finance internationale,
  • les fonds de capital-risque,
  • les startups tech, fintech et SaaS,
  • les services professionnels (juridique, comptable, conseil).
    Une entreprise exerçant à l’international (UK, États-Unis, Moyen-Orient, Asie) peut
    bénéficier de la forte crédibilité d’une “UK Ltd”.
  1. Une structure juridique simple et reconnue
    La Private Limited Company (Ltd) est :
  • rapide à créer,
  • flexible (un seul associé possible),
  • bien comprise par les investisseurs et partenaires étrangers.
    Des raisons pour lesquelles beaucoup de holdings ou sociétés mères sont encore basées au
    Royaume-Uni.
  1. Une fiscalité presque aussi avantageuse
  • Impôt sur les sociétés à partir de 19 % sur les bénéfices.
  • Charges très basses, voire inexistantes.
  • Pas de surprise fiscale majeure.
    👉

Londres n’est plus un paradis fiscal, mais reste un choix stratégique pour les entrepreneurs du monde entier.

Les vraies conséquences du Brexit pour une société basée à Londres
La question demeure : qu’est ce que le Brexit a véritablement changé ?

  1. “Créer au UK = vendre librement en Europe”
    C’est la plus grosse erreur, puisque toute vente de biens physiques vente vers l’UE implique
    désormais :
  • formalités douanières,
  • TVA à l’import,
  • règles d’origine,
  • délais et coûts logistiques supplémentaires.
    En ce qui concerne la prestation de services, en fonction de l’activité (finance, assurance, conseil réglementé, plateformes), le Royaume-Uni n’offre plus le passeport européen. Une présence dans l’UE peut parfois s’avérer indispensable.
    Une chose est sûre : une société britannique n’est plus une société européenne.
  1. Recruter des Européens est devenu plus complexe
    Avant le Brexit, un citoyen français ou espagnol pouvait être embauché sans formalités par
    une entreprise britannique.
    Aujourd’hui :
  • il faut souvent une licence de sponsor,
  • des démarches d’immigration,
  • des obligations de conformité pour l’employeur.
    En conséquence, beaucoup de startups ont des difficultés pour recruter des talents.
  1. Des formalités administratives plus strictes

Le Royaume-Uni a depuis lors renforcé la transparence avec la vérification d’identité
obligatoire des dirigeants.
L’image « UK easy business » est encore d’actualités, mais la conformité est désormais prise
très au sérieux.

Quels sont les pièges les plus fréquents (et coûteux) ?
Piège n°1 : créer une société à Londres “par habitude”
Beaucoup d’entrepreneurs créent une société au UK parce que “tout le monde faisait ça
avant.”
Ils n’ont pourtant pas pris en compte :

  • où sont leurs clients,
  • où sont leurs équipes,
  • où circulent les marchandises et/ ou les données.
    Mauvaise réflexe : la structure doit suivre la réalité économique, pas la nostalgie.
    Piège n°2 : mauvaise gestion de la TVA et et la logistique
    Mal ou peu informés, les entrepreneurs étrangers ignorent souvent :
  • la TVA UK,
  • la TVA UE,
  • la logistique,
  • les clients,
    La marge peut rapidement fondre si la stratégie n’est pas bien réfléchit.
    Piège n°3 : penser que Londres est “anti-UE”
    Le Royaume-Uni cherche constamment à améliorer ses accords commerciaux avec l’Europe,
    mais sans retour au marché unique.
    Il y a des nettes améliorations sectorielles, mais pas un retour en arrière global.

Dans quelles situations Londres reste un excellent choix ?
Créer une société à Londres est particulièrement pertinent si :

  • la majorité de vos clients sont hors UE,
  • vous vendez des services digitaux ou B2B à l’échelle internationale,
  • vous cherchez des investisseurs anglo-saxons,
  • vous voulez une holding internationale,
  • vous opérez dans la finance, la tech, le conseil, les médias.
    En revanche, si :
  • votre marché principal est l’UE,
  • vous vendez des biens physiques en Europe,
  • votre équipe est majoritairement basée dans l’UE,
    Une société européenne (avec éventuellement une filiale UK) est souvent nécessaire.

Conclusion : Londres après le Brexit, demeure un choix stratégique, mais pas pour tout le monde. Créer une société à Londres après le Brexit n’est ni une erreur, ni une évidence ;
C’est un décision stratégique, qui doit être basée sur :

  • votre marché réel,
  • votre modèle économique,
  • vos flux (argent, biens, données, talents).
    Le temps du “UK Ltd par défaut” n’a jamais été une bonne idée et est définitivement révolu.
    L’heure est à l’optimisation stratégique.